Le matin, quand on fait nos va-et-vient pour nos petits-déjeuners à l'hôtel, toujours intéressants d'ailleurs, la température me rappelle un certain voyage en mai dans le sud de la France avec ma sœur. Période des "saintes de glace" nous disait-on. Il fait frisquet, il n'y a pas de doute. Nous n'avons aucun problème avec ça. Mais je dois dire qu'aujourd'hui, jeudi, le temps s'est considérablement adouci au fil des heures.
Bon, je fais un survol de mercredi dont voici les photos.
Trop froid pour manger dehors. Et il y a trop de monde dans le lobby. On déjeune à la chambre.
Des artisanes confectionnent des paniers en "foin d'odeur". Cette dame nous a aimablement décrit son travail et les herbes utilisées. D'origine africaine, cette tradition artisanale perdure depuis le dix-huitième siècle dans les basses terres. Les artisanes marient ingénieusement foin d'odeur, aiguilles de pin, jonc et écorces de palmier. Un tout petit petit panier de 2 pouces de diamètre au plus se vend environ 30$ US. Les plus grands vont chercher dans les centaines de dollars. Je vous en ai tous acheté un.
J'en ai vu, pas plus grands que ceux sur la table, mais du type panier avec une anse, 1,275$ US. Vous avez bien lu. J'en ai pris deux pour moi...hihihi.
Après de longues marches nous choisissons de venir faire la visite guidée de cette maison du riche marchand Nathaniel Russell.
Dogs not allowed!
Pinso s'étant bien délié les pattes, on l'a amené faire son dodo d'après-midi à l'hôtel. Un petit dîner au resto, et voici qu'on se met à envier Pinso. Nous sommes donc rentrés pour dormir nous-mêmes 1/2 heure, histoire de nous mettre le corps et l'oreille "en shape" pour la visite.
Nous y voilà donc. Cette impressionnante demeure de style fédéral néoclassique, dont la construction fut achevée en 1808, se distingue par son intérieur somptueux dont un escalier unique en acajou qui grimpe en spirale sur trois étages. Magnifique!
Pictures not allowed!
Évidemment toutes ces belles choses proviennent du travail de M. Russell, ce riche marchand qui exporte de l'indigo, du riz, et du cotton et importe des esclaves! Tiens donc!
Ce qu'il y a de fort instructif ici c'est que justement les jardins et les bâtiments témoignent aussi de la vie de ces esclaves. Il y a un grand prolongement en arrière de la maison que vous voyez sur la photo; il était indépendant de l'édifice à l'époque. Les esclaves y travaillaient à faire la cuisine ou la lessive, et y vivaient. Il y avait aussi des cases au fond du jardin, aujourd'hui disparues.
Je vous glisse une série de photos qui seront, je l'espère, suffisamment claires pour que les passionnés d'histoire puissent les lire. C'est intéressant. Pour ma part je m'accorde un peu de répit.
Une autre demeure dont on veut faire la visite quidée.
Nous nous sommes simplement faufilés dans ses jardins aujourd'hui.
S'ajoutent à tout ça les longues et charmantes promenades du soir. On reluque les restos, on entend ici et là des petites musiques de jazz ou autres, on s'arrête devant la boutique d'un chocolatier qui nous invite aimablement à entrer avec le chien, qui nous parle de ses créations, d'une période de formation qu'il a vécue à Montréal. On lui achète des petits délices en promettant de revenir un matin déguster ses croissants et boire son café.
La ville a un charme fou le soir. Rien n'est tout-à-fait pareil. C'est très vivant, très coloré. On adore.
On rentre crevés, et j'ai bien sûr envie de partager.
Alors voilà. Je me demande si je vais finir par me mettre à jour. La journée d'aujourd'hui jeudi était si belle et différente aussi. Je vous raconte demain si je peux.













Mais ce petit déjeuner, il a bien fallu aller en acheter les éléments quelque part… pâtisserie ? épicerie ?
RépondreEffacerQue met-on dans des paniers à 1275 USD ? Pas du linge sale, certainement…
Nos amis qui vivent en Indiana vivent dans une maison, beaucoup plus petite évidemment, mais de style federal, qui ressemble beaucoup à celle qui apparaît sur tes dernières photos. J'ai reconnu certains des éléments de l'architecture, la brique, la rampe de la galerie, les bandes incurvées au haut des fenêtres (ça a sûrement un nom, je ne le connais pas), les briques sur les angles des murs…
Tu as incontestablement le don de nous donner envie de visiter les lieux où tu passes.
Je lis tout aussi joyeusement les commentaires, indéfectibles, incontournables, dans le ton d'Hélène, et tous les autres sans exception qui me mènent, à des virgules près, évidemment très confortablement, sur l'air des vacances décrites et commentées.
RépondreEffacerAllez tous, à vos claviers, un p'tit effort! (ce que je viens de faire, ne se renouvellera pas souvent).
J'aime et adore lire toutes les lignes qui se rapportent à la Virtuose, à l'Artiste-née, la Dilettante, la bloguiste Michelle, que je salue bien bas.
Payons-lui donc des pauses entre les voyages, ainsi organisons-nous pour la lire souvent, encore, et longtemps.
Non, non, cette initiative n'a aucun lien avec la politique de chenou.
Merci.
Marie-Andrée
anonyme, ici Marie-Andrée qui revient pour dire qu'elle est toujours très attentive aux commentaires "bouffe" souvente fois délicatement murmurés sur clavier de la part d'Hélène.
RépondreEffacerQuand donc la table à Cinq Couverts?
Devons-nous vous envoyer une enveloppe-brune pour vos photos appétissantes du p'tit Paris made in u.s.a.? des preuves, des preuves....
Hélène est si délicate dans ces petites tentatives....